BackStage – Interview Sarah El Khal (I)

Retours de stage – Les préparatifs du temps de terrain

Sarah-EL-Kahl-I« J’ai 21 ans et suis en 3ème année. J’ai déjà effectué trois stages. En novembre dernier, j’ai entamé mon 4ème stage, à l’Ecole centrale de Frisange, avec des enfants du cycle 4.

Si on ne choisit généralement pas son école, on peut toutefois décider avec quel partenaire de dyade on peut effectuer son stage. Ce partenariat avec un(e) autre étudiant(e) stagiaire est positif. On peut en effet mieux s’organiser et se concerter sur les activités-clés par exemple.

Concrètement, nos activités se basent l’une sur l’autre. Voilà pourquoi un véritable travail d’équipe est nécessaire. C’est donc important d’avoir des affinités avec cette personne, car c’est avec elle que nous devrons travailler pendant toute la durée de notre stage.

La rencontre avec le tuteur

Avant le début de chaque stage, un tuteur nous est assigné. Il ou elle nous explique les règles du stage. A ce sujet, tout est bien défini dans le Guide des Temps de Terrain.

Pour le présent stage, notre tuteur nous a par exemple distribué une fiche détaillant ce qu’on devait faire durant ces cinq semaines, comme lui envoyer l’horaire de la classe ou lui faire part de nos réflexions après chaque activité-clé. On a dû aussi lui soumettre une réflexion sur nos propres objectifs à atteindre pendant le stage, comme par exemple nos méthodes et la façon dont on s’organisera…

Les préparatifs

Les activités-clés sont prédéfinies pour chaque semestre et sont décrites dans le Guide des Temps de Terrain. Elles doivent être réalisées pendant cette période de terrain, sous peine de ne pas voir notre stage validé. Concrètement, il peut s’agir d’une courte séance de 20 minutes de cours, ou bien un projet, soit avec toute la classe ou un petit groupe, ou avec plusieurs élèves qui ont des problèmes. Par exemple, pour le programme de mathématiques nous avons dû faire une leçon d’arithmétique.

Avant la réalisation en classe d’une activité, on effectue une préparation. Puis quand l’activité est réalisée, on écrit une réflexion. La réflexion est un travail de bilan que l’on doit rédiger et rendre au tuteur et au formateur : on fait le point sur le déroulement de l’activité, ce qui s’est bien passé, ce qui s’est moins bien passé. Puis on analyse nos axes d’amélioration.

Par exemple si on a rencontré des problèmes en termes de gestion du temps. On indique aussi ce que les élèves ont et n’ont pas encore acquis… Il s’agit en quelque sorte d’une auto-évaluation. Mais on prend aussi en compte les feedbacks du formateur.

La 1ère rencontre avec le formateur

Lors de cette entrevue, on se présente (qui on est, notre tuteur, notre semestre d’études…). Et on explique brièvement au formateur ce qu’on doit faire, quel projet on voudrait réaliser dans le cadre des ateliers LLW (Lehr- und Lern Werkstätte). De son côté, il nous décrit l’état d’avancement de la classe par rapport au programme, en mathématiques, en allemand… Cette rencontre de briefing est vraiment importante, car elle nous permet déjà d’avoir une première idée de l’organisation et du fonctionnement de la classe. »

Par Sarah El Khal